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Le 26 mars prochain, le duo “L’épate en l’air”produira son spectacle “Fée l’un pour l’ogre” au théâtre municipal d’Etampes. Une demi-heure de pur plaisir entre escalade et numéro d’équilibriste. Le monde du cirque peut changer la vie des hommes et des femmes. Il a en tout cas transformé celles de Véronique et Antoine. Membres fondateurs de la compagnie “L’épate en l’air” qui se produira le 26 mars prochain au théâtre municipal d’Etampes, Véronique Stekelorom et Antoine Dubroux ne pensaient pas au début de leur carrière qu’ils finiraient troubadours des temps modernes. Lui était photographe et elle danseuse et professeur de danse contemporaine, aie ne trouvais pas ma place au sol, raconte la jeune femme. Un jour, je suis arrivée dans un chapiteau et, là, j’ai eu une révélation., De son côté, Antoine photographie régulièrement les gens du cirque. Il leur voue un véritable culte, à tel point qu’une exposition de cinquante clichés représentant dix années de photo tourne aujourd’hui un peu partout. Peu à peu il découvre que son rêve est de passer de l’autre côté, franchir cette virtuelle barrière. EQUILIBRE
AU SOMMET D’UN NAVIRE |
De mars à
octobre, ils hantent les voiles du navire et ravissent un public subjugué.
Ce premier test réussi, Véronique et Antoine décident
de s’associer sur le long terme en créant la compagnie
"L’épate en ‘air”. Nous sommes en 1997
et rapidement un nouveau spectacle de
rue intitulé «Mobile » voit le jour. Le
Fourneau, à Brest, lieu de fabrique pour le théâtre
de rue subventionné par le ministère de la Culture est
l’endroit idéal pour l’élaborer. « C’était
un hommage aux mobiles du sculpteur américain Calder, explique
Véronique Stekelororn. On avait transposé les impressions
que nous avaient données les mobiles à un spectacle sur
balancier. » Après quelques mouvements portés sur
des bidons, les deux équilibristes grimpent sur un immense ensemble
confectionné par leurs soins un grand portique au socle de 8
mètres de diamètre équipé d’un balancier.
« Joué » dans les festivals de rue ou pendant la
fête de la musique, c’est sur la Grand’Place de Bruxelles
avec un orchestre philarmonique en fond créateurs. |
Si l’ogre est un personnage maladroit et un peu pataud, tout réussit à la fée qui déambule sur le décor avec légèreté et élégance. "Il n’y a pas vraiment d’histoire, reprend-elle. Le spectacle reste théâtral mais sous forme de mime. En fait les deux personnages qui s’opposent tout en s’adorant ne sont pas vraiment là. Ou bien ils sont là mais de loin.» Compliqué ? Non, mais il faut le voir pour comprendre. EN RÉSIDENCE
DE CRÉATION A ETAMPES Ludovic
Samain |