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jeudi
27 février 1997.
- Un"Mobile" Humain au Fourneau:Joli
pied de nez à l'apesanteur
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- Quelque part entre ciel et terre,
en apesanteur entre l'univers du cirque et la gestuelle de la danse
, Antoine et Véro peaufinent actuellement au Fourneau une création
aérienne baptisée "Mobile". Le creuset brestois
des spectacles de rue poursuit avec cette nouvelle résidence
sa politique de soutien logistique et d'encouragements aux spectacle
en devenir.
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- Cette connivence est née
de l'insatiable curiosité de Michelle Bosseur et de Claude Morizur.
Depuis des années qu'ils mettent un point d'honneur à
sillonner les festivals de l'hexagone à la recherche d'oiseaux
rares susceptibles d'occuper l'une des branches de leur programmation.
Le précédent numéro de Perches aériennes
d' Antoine et Véro leur avait tapé dans l'oeil. Un sympathique
contact téléphonique et des circonstances techniques ont
favorisé le rapprochement avec ces artistes parisiens.
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- Influencés par Calder .
"En fait à part les cirque, il existe peu de lieux en France
capables d'accueillir cette discipline dans les conditions réelles.
La demande est énorme par rapport à l'offre de service
et l'intérêt manifesté par le Fourneau était
une aubaine", explique Véronique Stekelorom.
Dans la forme, le spectacle qu'elle a imaginé avec son complice
Antoine Dubroux fait appel à un procédé de Mobile
humain totalement expérimental et jamais utilisé auparavant
dans le milieu des trapèzistes. Le portique de 9 mètres
de haut est classique, mais le balancier et le jeu de contrepoids qui
donne leurs mouvements aux figures est inédit.
"C'est en voyant l'exposition des mobiles de Calder l'été
dernier au musée d'art moderne de Paris que nous avons eu la
révélation. Nous sommes restés des heures à
les contempler en imaginant le moyen d'en transposer le principe à
nos propres corps".
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- A haut risque.
Il restait à adapter la technique à cette belle idée
poétique. Stéphane Laisné, constructeur inventeur
réputé, complice de Macadam Phénomènes,
a construit dans un premier temps que un mobile suffisamment solide
et fonctionnel pour faciliter les évolutions en rotation permanente
du couple et de leurs agrès. Au cours des deux semaines passées
à Brest, Antoine et Véro ont essuyé les plâtres
d'un dispositif tournant, conçu pour être vue de n'importe
quel endroit de l'assistance disposée en rond tout autour.
Si Mobile débute au sol, très vite, la voltigeuse et le
porteur se hissent dans l'espace. Après une première approche
faite de méfiance et de curiosité, ils se rejoignent s'unissent,
pour ne plus pouvoir se passer l'un de l'autre. Cette parfaite homogénéité
peut être perçue comme une jolie évocation de la
communication entre les êtres et la métaphore d'une discipline
à haut risque qui ajoute à la performance physique le
liant chorégraphique.
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- Pas le droit à l'erreur.
Il faut être constamment à l'écoute de l'autres
personnes et du Mobile, les équilibres dictant la qualité
du mouvement. Le trapèze est la discipline reine de la piste,
elle entraîne une sublimation , l'envie de défier les lois
de la pesanteur. Mais on n'a pas le droit à l'erreur, la confiance
doit être totale, expliquent ceux qui ont fait appel au regard
extérieur de la chorégraphe Claire Filmon.
Après Brest, Antoine et Véro prendront la route de Lille
où ils termineront cette création dont les premières
représentations auront lieu en juin prochain. Les Finistériens
devraient quant à eux l'apprécier durand l'été,
soit au "jeudi du port" soit au festival des arts de la rue
de Morlaix, désormais programmé par Michelle Bosseur et
Claude Morizur.
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