Jeudi 9 mars 2000

Le « Fourneau » tente une « répétiton publique » en équilibre.

Monter un spectacle de rue, ça se travaille, ça se répète. Monter un spectacle de rue, ça nécessite souvent un lieu d’accueil idoine. Fort de ces deux évidences, c’est en toute logique que le Fourneau ouvrira ses portes à la population dimanche pour une « répétition publique » de deux troupes résidentes, le « Lonely circus » et « l’Epate en l’air ».
Véronique Stekelorom et Antoine Dubroux, équilibristes de la troupe « l’Epate en l’air », feront leurs premières gammes de leur seconde création « Fée l’un pour l’ogre », dimanche au Fourneau

Ils n’ont pas fini leurs travaux préparatoires au spectacle définitif. Et dimanche, ce ne sera guère plus avancé.
Pour autant, ces jeunes artistes ne se cachent pas dans un secret absolu et dimanche, ils dévoileront publiquement « le résultat d’une étape de constitution du spectacle ».Peut-être plus avancé que ces compagnons de fortune d’un dimanche, Sébastien Le Guen, membre unique du « Lonely circus » et ancien pensionnaire de l’école professionnelle du cirque de Toulouse présentera « la création de mon numéro de fins d’études. Il s’agit d’un one-man-show inspiré du cirque traditionnel et du music-hall. Il raconte l’histoire d’un homme un peu gauche, un peu emprunté à qui l’on demande diverses acrobaties, divers tours de magie ».

 

Le tout effectué sur un « fil et en dessous » et où Sébastien officiera au moulin et au fourneau, bien entendu.

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Les acrobaties sont aussi présentes dans « Fée l’un pour l’ogre », seconde création de la troupe « Epate en l’air », qui avait déjà sévi en résidence à Brest pour un « Mobile » remarqué. « Il existe des similitudes sur l’idée de l’équilibre » indique Véronique Stekelorom, l’une des deux acteurs « mais la structure, « la machine », sur laquelle nous évoluons avec Antoine est plus massive.

 

Posée au sol, elle autorise des transformations de décor qui créent un environnement imaginaire ».
Un monde fantastique, doublé d’une tonalité fantaisiste (« il faut que le tout soit bien allumé ») magnifié par la mise en scène et en perspective de Pierre Dumur, membre de « Macadam phénomène » et la mise en musique de Jean Poinsignon. « Nous approchons au fur et à mesure des répétitions de l’univers de la bande dessinée » avoue Antoine Dubroux, l’autre acteur. Les circonvolutions verticales, horizontales, sur corde, sur « balançoire à la mode tape-cul » se chargent de conférer au tout une poésie doublée d’une virtuosité équilibriste.

C’est pourquoi, en suivant l’avis général, on ne saurait que recommander chaudement de venir traîner autour du « Fourneau » dimanche. À 15 h 26, exactement.

Steven Le Roy

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